Le corps et l’horizon de la peur

Sigmund Freud ouvre le XXe siècle sur une vision du corps où l’individu doit composer avec ses démons intérieurs. Il y a désormais un pilote à bord du corps : l’inconscient. Au milieu du XXe siècle, deux avancées scientifiques révéleront d’autres démons intérieurs : la découverte de l’ADN par James Watson (1928-) et Francis Crick (1916-2004), d’une…

Le corps, objet de reconnaissance sociale

Comme l’a bien souligné le sociologue britannique Anthony Giddens : « nous sommes devenus responsables du design de nos propres corps[2]. » Le corps n’est plus conçu comme une essence, et le corps vieillissant, mis de côté au profit du corps renouvelé, est particulièrement éclairant à cet égard. L’ordre naturel des choses veut que le corps vieillisse, que les chairs s’affaissent, que les réflexes perdent de leur acuité, que la peau flétrisse, que la mobilité se réduise.

Le corps de justes proportions

Les corps des peintres de la Renaissance ne sont pas innocents pour le corps du XXIe siècle, car ils démontrent que depuis longtemps déjà, les fondements de la relation contemporaine au corps ont été établis et que les préoccupations sont fondamentalement les mêmes : le corps qui mérite considération est bel et bien celui de justes proportions.

La vision du corps au Moyen-Âge

Au Moyen-Âge, la vision du corps est celle d’une enveloppe charnelle perçue comme un fardeau, d’où l’idée de son mépris et de son rejet. Il y a donc une ambition préventive au Moyen-Âge articulée autour de deux idées centrales : la pureté et le contact.

Le corps et l’horizon de la peur

Avec les essais cliniques statistiquement capables de prédire le développement de telles ou telles maladies, se dessine la trame d’un horizon de la peur de plus en plus rapproché : le corps peut trahir. Il est vecteur de menaces, d’incertitudes et de peurs.

L’aventure du corps

En 2009, mon ami et collègue Georges Vignaux avait publié aux Éditions Pygmalion « L’aventure du corps ». Il avait formulé le souhait que nous puissions développer un projet d’envergure commun pour développer en profondeur ce qu’il avait alors entrevu dans sa première publication.